Le FIV ou Sida du chat

 

Le FIV ou Sida du chat.

Le Virus de l'immunodéficience féline (VIF ou FIV, de l'anglais Feline Immunodeficiency Virus, appelé aussi le sida du chat ou syndrome d'immunodéficience acquise du chat) est génétiquement, morphologiquement, fonctionnellement et pathologiquement similaire au HIV, mais il n'y a aucun risque de transmission du chat à l'homme (les virus sont différents) ou à d’autres espèces.

La maladie est due à un lentivirus (sous-groupe des rétrovirus), c’est une maladie virale grave, mortelle. Elle est responsable d'une immunodéficience qui rend le chat vulnérable aux infections.
La fréquence d'infection est variable suivant les populations de chats. L'infection est rare chez les chats vivant en appartement car n'étant pas en contact avec d'autres chats, alors qu'elle est fréquente chez les chats errants (environ 11 à 15 % des chats des rues sont porteurs du virus, soit environ 1 million de chats en France). Les chats sans famille vivent en moyenne 3 à 4 ans et, généralement, ne sont pas infectés avant l’âge d’un an, ce qui explique que peu d'individus vivront «assez longtemps» pour mourir de l'infection FIV, contrairement aux chats qui ont un foyer où ils sont bien soignés, d'où un faible impact du virus dans les populations naturelles rurales.

En fait, le chat domestique n’est pas le seul félidé atteint par le FIV. Dix espèces de félins sauvages au moins sont affectées par des souches virales spécifiques : lion, jaguar, puma, tigre, panthère, guépard, lynx, léopard, chat à tête plate et manul. Pour les autres espèces, on ne dispose pas d’un nombre d’individus testés suffisamment élevé pour conclure. La contamination des félidés sauvages peut-être préoccupante car certains d’entre eux sont menacés localement de disparition.

Chat à tête plate

Le chat à tête plate

Quels sont les signes ?
 
Parmi les symptômes à surveiller, on note : une diminution de l’appétit, des vomissements, de la diarrhée, une perte de poids, de la faiblesse, des morsures, des plaies infectées, de la fièvre, des ganglions enflés, etc.

On peut notamment observer : des symptômes généraux : fièvre, amaigrissement, augmentation de taille des ganglions lymphatiques ; des infections buccales (gingivite, stomatite) ; des diarrhées chroniques qui ne guérissent pas malgré la mise en place de traitements ; des infections des yeux (conjonctivites) ou de l'appareil respiratoire supérieur (rhinites, trachéites) ; des abcès cutanés récidivants ; des troubles nerveux (encéphalite, convulsions) ou des troubles comportementaux.

Enfin, lorsqu'un chat est atteint par le FIV, il développe souvent, surtout en phase terminale, des cancers du sang (comme des leucémies).

Transmission

On observe que les infections sont plus nombreuses pour les chats vivant en liberté à l’extérieur que pour ceux évoluant dans des environnements fermés.

Le principal moyen de transmission est la morsure lors de bagarres entre chats (car le virus est présent dans la salive), c'est pourquoi ce sont principalement des chats mâles non stérilisés qui sont contaminés, le plus souvent lors de combats pour un territoire ou pour la reproduction.

Il peut également parfois se transmettre entre chats lors de contacts fréquents et répétés (lors de léchage mutuel, de "nez à nez", de partage de la gamelle ...) ou par voie sanguine.

Il peut exister également une transmission par voie sexuelle ou lors de la gestation (de la mère aux chatons), mais aucune certitude n'est établie au sujet de la transmission fœto-maternelle.

Le virus est très fragile dans le milieu extérieur : il y survit quelques dizaines de minutes maximum. La contamination des lieux (par des objets, par le sol) est presque impossible, surtout s'il y a une désinfection sérieuse après le passage de chaque chat. Votre vétérinaire peut vous aider à donner les soins appropriés à votre chat. Grâce à une détection précoce de l’infection, il est possible de maintenir votre chat en santé et de prévenir la transmission de l’infection à d’autres chats.

 

La prévention et le dépistage de la maladie

 

Les virus du FIV et du FelV sont les causes majeures de maladie et de décès chez les chats. Ils affaiblissent le système immunitaire. Ils sont transmis d’un chat à l’autre car sont tous deux contagieux. Souvent, ils ne créent pas beaucoup de signes apparents et même des chats qui semblent en bonne santé peuvent être porteurs de l’infection et transmettre les virus à d’autres chats. Ils ne se transmettent pas à l’humain.

Une mère infectée peut infecter ses chatons.

Sans test, on ne peut pas savoir si un chat est infecté ou pas et si on ne connaît pas le statut d’un chat, il peut être porteur et transmettre la maladie à d’autres chats. Il est donc important de dépister cette maladie surtout chez les animaux à risque (chats mâles entiers, chats errants, origines inconnues ou parents sortant et/ou non testés) et les nouveaux arrivants. Cela est notamment indispensable dans les élevages ou les chatteries. Le dépistage peut être réalisé par votre vétérinaire : c'est un simple test qui nécessite deux gouttes de sang de votre chat et dont le résultat est disponible en dix minutes. Il coûte généralement environ 40 euros, mais teste également la leucose (test FIV et FeLV).

Même si la contamination n'est pas systématique et que plusieurs chats peuvent vivrent avec un chat infesté pendant longtemps sans être contaminés, la prévention la plus efficace passe par l'évitement de tout contact entre chats.

Il est aussi recommandé de faire stériliser les chats (mâles ou femelles) qui sortent afin d'éviter les bagarres (et donc les morsures) et la transmission vénérienne du virus.

Un vaccin contre le FIV est commercialisé en Amérique du Nord depuis quelques années. Son efficacité est incomplète et son utilisation encore controversée. En Europe, il n'y a pas de projet de commercialisation de ce vaccin qui a été développé avec des souches virales présentes essentiellement en Amérique du Nord.

 

Image:Manul (Felis Manul).jpg

 

Le manul.

 

L'évolution de la maladie et les symptômes

 

Comme pour le sida humain, l’infection par le FIV s’effectue en deux temps : une phase de pénétration du virus, puis une phase de propagation du virus dans l’organisme de l’hôte. Après quoi, le virus reste inactif pendant une longue période pouvant aller jusqu’à plusieurs années (d’où le nom de lentivirus), jusqu’à ce que la machinerie cellulaire prenne en charge les gènes viraux et produise de nombreux virions. La surface des lymphocytes s’en trouve modifiée et ceux-ci ne sont plus reconnus par les autres cellules protectrices du sang, qui les attaquent et les éliminent, créant ainsi un état d’immunodéficience. La succession des différentes phases pathologiques induites par le FIV est semblable à ce qu’induit le HIV chez l’homme.

La durée d'incubation est de 4 à 6 semaines. La maladie comporte plusieurs phases.

 

 1re phase de la maladie :

Primo-infection : Un mois environ après la contamination, le chat développe un syndrome mononucléosique. Il est alors porteur chronique du virus et d'anticorps, il est potentiellement contagieux. On peut observer une fièvre modérée, une baisse du taux des globules blancs et une augmentation légère de la taille des ganglions lymphatiques. Cette phase dure deux mois environ et passe souvent inaperçue.

 2e phase de la maladie :

Stade de séropositivité asymptômatique. Comme pour la leucose féline (FeLV) ou le SIDA de l'homme (HIV), le chat est séropositif et ne présente aucun symptôme, le virus « sommeille » dans son organisme. Il est par contre contagieux pour les autres chats. Cette phase est d'une durée très variable, entre 5 et 10 ans environ. Le chat est apparemment en bonne santé mais il peut transmettre l'infection. Les signes cliniques apparaissent progressivement.

 3e phase de la maladie :

Phase des lymphadénopathies : elle correspond à un développement excessif de la taille l’ensemble des ganglions lymphatiques. Elle persiste en général moins d’une année.

A la faveur d'un stress important, d'un affaiblissement ou bien sans aucune raison, le chat devient malade. Le virus se « réveille ». Il se multiplie et détruit des globules blancs (cellules sanguines), nécessaires à la défense du chat contre les maladies. Il y a donc une diminution des défenses immunitaires ce qui rend le chat très sensible aux microbes, même ceux qui sont peu dangereux pour des chats non atteints par le FIV. Le chat est donc très souvent atteint par des maladies dites opportunistes : ce sont des maladies qui profitent de l'affaiblissement de l'animal pour se développer. Il peut également développer des maladies dites "classiques" du chat, il est alors atteint plus gravement qu'un chat négatif pour le FIV. Le chat peut donc présenter des maladies très variées qui peuvent toucher par exemple les voies respiratoires, la bouche, les intestins, les voies urinaires...

 4e phase de la maladie :

Le stade ultime est souvent subdivisé en deux sous-parties : l’ARC (pour AIDS Related Complex) consiste en l’apparition de symptômes associés à la lymphadénopathie du stade précédent, et le sida, caractérisé par une perte de défenses immunitaires favorisant l’apparition de maladies opportunistes. Cette phase terminale causera la mort à brève échéance : un chat atteignant ce dernier stade a une espérance de vie de un à six mois. Comme pour le HIV, seul un traitement palliatif peut être utilisé et ce au niveau expérimental exclusivement.

 

Le traitement de la maladie

 

Il n'existe aucun traitement pour détruire le virus FIV.

La seule possibilité pour améliorer la vie du chat est de traiter les maladies opportunistes au fur et à mesure qu'elles atteignent le chat. Mais, les récidives sont souvent très fréquentes. Et une fois que le virus est « réveillé », le pronostic est malheureusement sombre pour le chat à court ou moyen terme.

 

CONCLUSION

 

L'infection par le F.I.V. est une maladie grave, incurable et mortelle. Il est fortement conseillé de faire pratiquer, par votre vétérinaire, un test de dépistage à votre chat si celui-ci est issu de chats errants et/ou a été trouvé dans la rue, s'il a été en contact avec d’autres chats, s’il provient d’un élevage qui ne pratique pas de tests ou s'il présente des problèmes de santé récurrents (abcès, diarrhée, gingivites…). La meilleure façon d'éviter le risque de contamination et de ne pas laisser sortir votre chat sans surveillance et de ne pas le mettre en contact avec des congénères.

 


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